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Régionales

Nous ne sommes pas des fraudeurs

Janvier 2012

Le président de la république n’a de cesse de stigmatiser les salariés qu’ils soient actifs, retraités ou privés d’emploi, en les considérant comme des « voleurs » potentiels, alors que dans le même temps, la fraude aux cotisations sociales pratiquée par les employeurs ne serait qu’une « tricherie ».
Il y a là une volonté manifeste de créer un écran de fumée devant les mesures d’austérité en cours et à venir. Il s’agit de faire porter une fois de plus la responsabilité de la crise financière par les salariés.
Les dernières victimes en date de cette campagne sont les retraités « longue carrière » qui ont racheté des trimestres afin de pouvoir bénéficier d’un départ anticipé dans le cadre de la loi Fillon 2003. Ils ont été aidés pour constituer leurs dossiers par les organismes sociaux, parfois même par leurs employeurs qui voyaient là une opportunité de diminuer les effectifs.
Le gouvernement qui a durci les conditions de départ en 2008 voudrait que les nouveaux critères s’appliquent à des retraités qui ont constitué leurs dossiers avant cette date, au prétexte qu’ils auraient donc fraudé. C’est scandaleux et contraire à la loi française ! Les Tribunaux des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) de Melun, Vannes et de la Drôme se sont déjà prononcé contre cette rétroactivité scandaleuse et ont rétablis les retraités dans leurs droits.
Il faut donc maintenant que l’état via les organismes sociaux, accepte qu’il a commis une erreur et rétablisse immédiatement tous les retraités concernés dans leurs droits !
Car de nombreux retraités qui ont bénéficié de ces départs anticipés, ont aujourd’hui reçu des injonctions de la CARSAT Aquitaine, à rembourser les pensions touchées (jusqu’à 70000€ pour certains) voire n’ont plus de pension depuis plusieurs mois (depuis un an pour l’un d’entre eux).
Ces retraités recalculés, victimes d’un piège tendu par le gouvernement et le patronat, sont la démonstration que les réformes des retraites imposées aux salariés en 2003 et 2010, non seulement ne règlent rien en matière de sauvegarde de notre système par répartition mais en plus, provoque des situations dramatiques chez les salariés.
A ces « recalculés » de la retraite, s’ajoutent les « recalculés » victimes de l’amiante et les privés d’emploi.
Nous ne sommes pas des fraudeurs mais des travailleurs à qui l’on demande de payer une crise dont nous ne sommes pas responsables. Il faut aller voir du coté des employeurs et des banques. C’est dans leur contrôle qui faut mettre les moyens en priorité !
En Aquitaine, la lutte s’organise et des initiatives ont déjà été prises auprès du représentant régional de la tutelle ainsi qu’auprès du ministre Xavier Bertrand qui a été interpelé par le secrétaire général de la CGT. Une délégation de la confédération CGT rencontrera le directeur de la sécurité sociale le 17 janvier sur ce sujet.
Le TASS de Bayonne se prononcera le 27 janvier sur le dossier d’un retraité qui ne touche aucune pension depuis le mois de janvier 2011. Cela sera l’occasion pour des délégations d’entreprises, de bassins d’emplois, de départements composées de porter notre refus d’être stigmatisés et soupçonnés de fraudes notamment quand on est retraité « longue carrière », victime de l’amiante ou privé d’emploi.

Rassemblement devant le tribunal de Bayonne
Le vendredi 27 janvier 2012 à 9h30
Puis après le TASS, remise des pétitions au sous préfet de Bayonne, représentant de l’état.

 

Nous exigeons :
•    Que les périodes de chômage, d’études et de travail précaire ainsi que la pénibilité au travail soient prises en compte dans le calcul de la retraite
•    Le maintien immédiat du droit à la pension pour les retraités « recalculés » et l’annulation pure et simple des injonctions qui leur sont faite de rembourser les trimestres qu’ils ont touché.
•    L’attribution sans délai de moyens dans les URSSAF, les CARSAT et en inspecteurs du travail, pour contrôler les entreprises sur les versements des cotisations sociales et mener des enquêtes sur l’utilisation qui a été faite par les employeurs de la loi Fillon sur les carrières longues
•    Que cesse immédiatement cette campagne de stigmatisation des salariés que nous considérons comme une insulte au monde du travail.

 

Comité Régional CGT Aquitaine

 

Signer la pétition

 

 

 

Pétition "Palombe bleue"

Lundi 17 octobre 2011

Usagers, cheminots, ensemble demandons le maintien d’une circulation quotidienne du train « la Palombe Bleue », du TALGO, les TGV de nuit des vendredis et dimanches et de l’ensemble de l’offre actuelle TER..

PETITION PALOMBE BLEUEDepuis la création de RFF (Réseau Ferré de France) qui a pris en charge la propriété des voies ferrées, la chasse à l’endettement conduit à :.

délaisser l’entretien des voies ferrées et à augmenter considérablement les péages actuellement pris en charge par la SNCF.
augmenter de façon détournée le dette restée sur la SNCF.
La détérioration lente constatée des voies ferrées conduit RFF à commander à la SNCF la mise en place d’un service annuel 2012, qui préconise une nouvelle organisation des transports des travaux sur les voies ferrées. L’objectif est d’inscrire l’offre ferroviaire sur les sillons de jour, réservés par le passé aux travaux, pour permettre aux opérations de maintenance et de travaux d’intervenir la nuit sur des périodes de longue durée..

De ce fait, les plages de travaux de nuit vont pouvoir être vendues à la sous traitance, et cela va entraîner une intensification du travail de nuit pour les agents qui assurent l’entretien des infrastructures avec toutes les conséquences connues sur la santé et les risques psychosociaux en lien avec la détérioration des conditions sanitaires et de la vie familiale..

Au delà de la détérioration des conditions de travail, c’est encore une fois les usagers de la SNCF qui vont subir de plein fouet des effets pervers importants :.

circulation des trains de marchandise de jour entrainant des difficultés circulatoires et des retards de trains de voyageurs, et certains trafics seront abandonnés au bénéfice de la route
déplacement des horaires de trains régionaux entrainant des ruptures de correspondances et des arrivées hors horaires pertinents
baisse conséquente de l’offre de trains de nuit avec notamment pour ici une réduction de jours de circulation de la palombe bleue et un allongement du temps de trajet de plus de 4h. Alors que ce train important pour les usagers de Bigorre, du Béarn, du Pays Basque et des Landes, mais aussi pour le désenclavement de nos régions très isolées, circule actuellement tous les soirs dans les deux sens, il ne serait maintenu que 82 jours par an.
Alors que l’Etat a signé cette année une convention Train d’Equilibre du Territoire dont la palombe bleue fait partie, RFF par les choix politiques et économique qu’il a déterminé, met en péril l’avenir même de ce train. Il ne lui suffira plus à l’avenir que d’exposer sa fréquentation médiocre pour le supprimer , et mettre à mal une fois de plus le service public . Dans le même temps,.

  • les TGV de nuits des vendredis et dimanches sont, eux aussi, sur la sellette pour une suppression totale. Par ailleurs les 2 TGV de jour de 07h20 et 11h00 seraient retardés de 1h30 à 2h, ce qui dégraderait, là encore, nos relations pour Paris
  • Le TALGO TRAIN RENFE ralliant Paris de nuit est lui aussi sur la sellette pour une suppression totale.
  • les TER du matin seraient retardés, ce qui dégraderait, là encore, nos relations régionales , Pour bordeaux
    Pour demander le maintien d’un service public de qualité, signez la pétition.

 

Télécharger la pétition

 

 

 

 

 

 

Replanter la forêt de Gascogne, c'est une urgence pour Tous ...

Jeudi 22 septembre 2011

 

A 10 ans d’intervalle, le plus grand massif cultivé forestier d’Europe a subi deux évènements climatiques qui ont gravement perturbé sa gestion équilibrée.

38 millions de M3 de bois ont été abattus par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, auxquels il faut désormais ajouter 10 à 12 millions de M3 supplémentaires de bois scolytés (coléoptère qui ronge le bois). C’est donc l’équivalent de 6 années d’exploitation qui a du être traité en quelques mois.

Sur notre région économique, cette ressource fait vivre entre 32 000 et 35 000 emplois directs et indirects. Au delà de l’activité économique générée, ce massif remplit également un rôle écologique important, en participant à l’équilibre du biotope et à la lutte contre les Gaz à Effets de Serre (GES). A ce titre, ce massif est régulièrement surnommé le « poumon de l’Europe ». Selon les indicateurs de gestion des forêts françaises (DGAFR) 2 058 000 Kilo-tonnes de carbone sont stockés dont plus de 10% en Aquitaine !!!

L’apport massif de matière première dû à la tempête, a déstabilisé l’économie de la forêt au plus grand bénéfice des industriels et spéculateurs. Elle est exportée dans le monde entier pour revenir dans notre pays sous forme de produits finis (notamment du bois de chauffage). Cette situation devrait encore aggraver notre déficit de la ba-lance commerciale (plus de 5MD€, deuxième secteur après le pétrole soit près de  20% de l’ensemble).

De plus, les prix du bois pratiqués sur le marché ne per-mettent pas aux propriétaires fonciers de replanter. C’est ainsi que des appétits se font jour pour faire main basse sur ces surfaces forestières libres et changer durablement leur utilisation (Bois de chauffage, fermes solaires, céré-liers, autres ;essences ;de ;bois, ;etc…).

La CGT réaffirme que la forêt et son économie ont de l’avenir.
 Sa contribution active comme force de propositions  
aux Etats Généraux de l’Industrie en Aquitaine va dans ce sens
.

C’est un développement durable de la forêt qu’exige la CGT car les possibilités sont multiples et réalisables dans la construction, l’ameublement, l’energie, la chimie notamment par l’utilisation de la résine et des jus du bois, le papier et le carton.
Il est indispensable que la forêt de résineux soit préservée et entièrement reconstituée. Elle fait également partie du patrimoine culturel de l’Aquitaine et nombreux sont ses utilisateurs.
Certains organismes professionnels (FIBA) estiment qu’il va manquer 30% de la ressource en matière première dès cette année. Des usines à bois sont menacées de disparition à commencer par les scie-ries, ;suivront ;les ;usines ;de ;deuxième ;transformation ;si ;on ;laisse ;en ;l’état.
 
A la vue de l’urgence tant sociale, environnementale, qu’économique,

  
NOUS EXIGEONS DE LA PART DE L’UNION EUROPEENNE,
DU GOUVERNEMENT ET DES POUVOIRS PUBLICS : 
 

 

  • Que les parcelles touchées par le scolyte soient traitées dans les plus brefs dé-lais pour stopper l’expansion des secteurs affectés et éradiquer ce fléau.
  • Le déblocage en urgence d’aides massives au reboisement complet de la fo-rêt d’Aquitaine, avec engagement formel des bénéficiaires à la replantation des surfaces.
  • La tenue d’une table ronde régionale réunissant les acteurs de la filière, dont les organisations syndicales, afin de faire le point de la situation et tracer les actions nécessaires à la reconstitution du massif forestier.

 

SIGNER LA PETITION