Uzeste musical

FESTIVAL D'UZESTE du 14 au 21 août 2011

 

 

 

La manifestivité poïélitique d'Occitanie océanique

 

 

Le programme de la 34e Hestejada dé las arts est à votre disposition en PDF.

 A très bientôt !

 

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Aquitaine Informations - Juin 2011

Les Arts et la cultures sont un enjeu de démocratie

Les arts et la culture des territoires ont une influence directe sur la société. Ils génèrent souvent un sentiment d’appartenance, d’identité parfois revendiquée à l’extrême dans notre région.


Ces cultures doivent-elles être considérées comme relevant du seul patrimoine ou d’une tradition figée ? Non, elles sont partie intégrante de celles et ceux qui vivent sur ce territoire, donc vivantes. Ce sont bien les habitants de ces « pays » qui « font » ces cultures. Par les rencontres, les échanges, par l’intervention des artistes, nous avons la possibilité de faire acte de résistance à l’uniformisation que veut nous imposer le marché.

 

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 Formulaire d'inscription à l'HESTEJADA 2011

 

 

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La 34ème Hestejada de la arts aura lieu

 du 14 au 21 août 2011

 

 

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Du 14 au 21 août 2011 : Rendez-vous dans les prés occupés !

Pour la 22ème année consécutive, la CGT sera présente activement dans ce nouveau combat. Activement car la particularité de cette présence réside dans une démarche co-élaborative, rassemblant artistes, chercheurs et syndicalistes. Il n’existe pas d’autres lieux de création où cette démarche s’est inscrite dans le temps et dans la qualité d’échanges que nous avons su construire, chacun à sa place et tous ensemble.


En quoi cela regarde la CGT ?

Historiquement, la CGT a toujours considéré le rapport à la culture comme élément émancipateur de la classe ouvrière. Le patronat, les classes dominantes ont toujours su que le danger viendrait de la connaissance, de l’esprit critique, qui pouvait contester l’ordre établi par les puissants.
Thiers, le boucher de la Commune ne disait-il pas : « Un peuple instruit est un peuple ingouvernable. »


C’est en pensant au bourreau de la Commune et à quelques autres que le philosophe et musicologue Vladimir Jankélévtich, (1903-1985) écrivait : « L’ignorance est une plante précieuse pour les tyrans. »


Nous connaissons une bataille idéologique terrible où pratiquement tous les moyens de communication sont au service du libéralisme. Tout est bon pour faire du fric, vendre des «  espaces de cerveau disponibles » comme le disait  Patrick Le Lay. Faire du fric et tenter d’anesthésier idéologiquement les femmes et les hommes afin de briser tout esprit critique, toute velléité possible. Une seule solution, le libéralisme et une sous culture pour les citoyens. On propose du lisse, du facile, du consommable qui console après une journée de boulot où l’on ne se sent pas bien, ou une journée à en avoir cherché.


La CGT n’a jamais choisi le chemin de la facilité.


Quand les Bourses du travail furent créées, une des premières actions fut de mettre en place des bibliothèques, de faire des cours du soir afin de permettre aux travailleurs d’appendre à lire, à écrire, à acquérir des connaissances nouvelles, pour se défendre, faire valoir leurs droits, en inventer de nouveaux. Pas facile. Si les temps ont changé, des batailles demeurent. Le rapport à la culture, à la création est toujours un élément déterminant dans la bataille idéologique. Pour quelle raison le populisme se développe-t-il aujourd’hui, avec son cortège d’idées simplistes et souvent à vomir ? La peur de l’autre, la politique du bouc émissaire, la xénophobie, les inégalités hommes-femmes au travail comme dans la vie, sont souvent présentées comme quelque chose de normal. Cette banalisation ouvre la voie aux intégristes défilant tranquillement dans les rues de Bordeaux contre l’IVG, à un Front National en embuscade qui distille un discours populiste en tentant d’instrumentaliser les difficultés des familles, l’exploitation des peuples. La responsabilité du syndicalisme est de ne pas faire dans des réponses simples à des questions complexes.


Uzeste, nous offre un espace de liberté qui nous interroge, qui nous amène dans des divagations salutaires, qui bousculent les idées reçues, qui nous fait découvrir des territoires nouveaux, des visions du monde en musique, en théâtre, en image et en débat libéré du carcan du marché. Chacun y a sa place à égalité, à partir de ce qu’il est, de ce qu’il porte, de sa vision et de son expérience à déposer dans le pot commun.


Alors rendez-vous à Uzeste, sur l’espace NVO, le journal de la CGT, pour participer à cette aventure. Inscrivez-vous pour donner un coup de main à l’organisation dans une ambiance fraternelle. Un quatre pages «spécial Uzeste» sera publié en juin qui vous donnera des informations concernant le programme de l’hestejada, de l’espace NVO.

 

 

 

 

UZESTE 2010

La Marche des Femmes

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Clarisse Bay, de l'association des femmes congolaises de Bordeaux, engagée dans l'organisation de la Marche Mondiale des Femmes.
La Marche Mondiale des Femmes organise une 3ème marche du 8 mars au 17 octobre 2010.

 

Interview d'Alain Delmas

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Bernard Lubat - Festival d'Uzeste Musical 2010

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Hestejada d’Uzeste 2010

Affiche et présentation du festival d'uzeste des 17 au 22 aout 2010

 

Cette année, cela fera 21 ans que la CGT est présente sur l’Hestejada d’Uzeste.

 

Un peu d’histoire : c’est en 1989 que la CGT est arrivée à Uzeste. Le point de départ fut une manif contre les assassinats de mineurs Sud Africains à laquelle l’UD proposa à B.LUBAT de participer. Puis s’installa une discussion : lors du prochain festival, la CGT peut s’engager avec 5 copains pour y participer. Mais comment participer à l’aventure autrement qu’en spectateur ? Quels sont nos besoins réciproques ? Nous passerons au fil des ans d’une participation à une co-élaboration.


Les débats ont alors nourri la réflexion sur les enjeux de la place faite à la création culturelle et aux créateurs dans notre pays, la responsabilité de la CGT au regard de son histoire et des liens très forts tissés avec « le milieu artistique » mais aussi, pour élargir les dimensions du débat d’idées porté par les syndiqués.


Cela conduit le CE de l’UD à décider la mise en œuvre d’un partenariat avec la Cie Lubat, d’une part pour contribuer à la pérennité de ce festival de création qui existe sur le territoire de la Gironde, d’autre part, pour que ce travail de création soit ouvert aux syndiqués.

 

Nous serons jusqu’à plus de 100 camarades à participer à Uzeste. Des syndiqué (e)s CGT de la Gironde et de la région y sont impliqués, acteurs de l’aventure afin de faire connaître ce festival de création aux salariés, prendre leur part dans la défense de la diffusion de l’art hors des normes commerciales, assurer l’accueil-sécurité, participer aux débats. Nombreux sont ceux qui disent que l’expérience les a transformés, leur permettant de se réapproprier une dimension humaine culturelle qui leur était confisquée sous prétexte de ne pas être à la hauteur.

 

Festival 2010

le prochain Festival d'Uzeste aura lieu du 17 au 22 aout 2010.

 

 

 

 

 

UZESTE 2009

Coup de jeunes sur Uzeste Musical

Article paru dans l'humanité du 28 septembre 09 

Festival. Foisonnement de musiques, de mots et d’émotions pour l’édition 2009. Les jeunes artistes et l’Estaminet tout neuf ouvrent un nouvel âge pour la cité girondine.

Dominante de l’édition 2009 : les jeunes artistes ont pleinement occupé le devant de la scène jazz de la 32e Hestejada d’Uzeste Musical. Cette édition s’est achevée mardi dernier après huit jours d’une programmation transartistique dense et sans égal aussi avec d’autres festivals par les problématiques posées qui donnent sens et valeurs.
vingt ans tout au plus

Article tiré de la NVO du 28 août 09

Rencontre et Utopie

Pour sa 32ème édition, le festival créé par l'amusicien Bernard Lubat, et où la CGT fête le vingtième anniversaire de sa coélaboration, explore dans la rencontre entre artistes, chercheurs, syndicalistes... le thème de la catastrophe et de l'utopie.

Quelques photos du festival 2009...

 

www.uzeste.org

 

UZESTE MUSICAL du 18 au 25 aout 2009

 

 

Une 32e « Hestejada de las arts » intercommunale à la hauteur de sa réputation internationale de manifestivité transartistique, éduc’actrice, responsable et pionnière élitaire pour tous, encore et toujours en état de résistance à tous les chants de sirènes populistes et autres phagocytassions « popuplaires » ou « élitristes ».

Une 32e édition « université d’été aux champs », à l’avant-garde champêtre du débat d’idées philosophique, social et sociétal, d’art et d’esthétique, pour un art de la diffusion de l’art à la pointe de l’exploration expérimentale poïélitique pour le principe de réalité d’une « poétique de la relation » (Edouard Glissant).

PS : ici pas de têtes d’affiche audimatées, ici on affiche sa tête délibérée. Ici pas d’idoles, pas d’idiots, pas de stars, pas de têtards, pas de vedettes, pas de courbettes. L’exact inverse d’une addition (addiction ?) programmative clientéliste. Un acte cultivant, l’ « avertidivertissement divertisavertissant » pour des publics considérés comme des citoyens – adultes et libres et non pas comme des clients infantilisés et captifs.

 

 

 

Dans l’histoire la CGT, il n’y a pas d’autre expérience de ce type. Si la CGT a croisé le chemin de nombreux créateurs, si elle a participé à de nombreuses initiatives, jamais, une co-élaboration, avec le contenu que nous lui avons donné, n’a existé. Une co-élaboration toujours en mouvement,  qui n’est pas figée dans un cadre pré défini et qui nous met en situation de création, d’improvisation, ce qui n’est pas forcément  confortable pour une organisation syndicale. Nous avons participé à la création du festival de Cannes, nous avons participé, avec les Comités d’Entreprises, à l’aventure du théâtre Populaire de Jean Vilar et la création du festival d’Avignon. Mais ces expériences n’ont pas tenu dans le temps.

 

Pourquoi la CGT à Uzeste :

La démarche de la CGT  tend à mettre les syndiqués au centre de la construction revendicative, « auteur acteur » avons-nous l’habitude de dire. Mais nous savons aussi qu’il n’y a rien de spontané dans cette démarche (c’est comme l’impro…). Elle est exigeante. Les salariés sont confrontés à un tsunami idéologique qui s’immisce dans tous les espaces de la pensée. Comme dirait l’ex PDG de TF1 « Nous sommes là pour vendre les espaces de cerveau disponible à COCA »…Notre boulot est de résister à ce populisme ambiant et dont personne n’est à l’abri, une façon de se laisser couler dans un moule uniformisé qui peut nous rassurer, parfois par paresse, parfois par lassitude.  Lorsque l’on est sur la barricade en permanence, on peut avoir la tentation de se laisser bercer par des mièvreries qui nous reposent. Il n’y a rien de culpabilisant à faire ce constat. Nous sommes tous confrontés à cette réalité. Or, si nous en sommes conscients, cela nous  conduit à réfléchir comment résister  à cette idéologie dominante.

« Il n’y a pas d’autre système possible que l’économie de marché et le système capitaliste ». Il n’y pas d’argent pour les salaires, pour la protection sociale, pour la réponse aux besoins des femmes et des hommes ; la mort lente de peuples sur des continents  à deux heurs d’avions de chez nous serait inéluctable, serait une sorte de dégâts collatéraux dont on nous  demanderait de détourner les yeux. Toute pensée contraire à cette logique serait impensable…

Penser par soi-même pour construire ensemble, cela veut dire que nous avons la responsabilité  de créer les conditions pour que chacune et chacun puisse accéder à d’autres visions du monde que celles imposées en permanence, donner à réfléchir, à se réfléchir, pour construire, pour se construire. Le rapport aux enjeux culturels, à la création artistique, pour ce qui concerne notre participation à Uzeste, est donc au  cœur de cette démarche.

A Uzeste, on considère ceux qui viennent, comme des spectacteurs. On ne vient pas consommer son spectacle et on repart. On ne vient pas se consoler mais on vient se confronter, le tout dans une joyeuse dynamique.