Santé Environnement

PLAN NATIONAL SANTE ENVIRONNEMENT

Séance plénière du 12 février 2009

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

Pour que ce plan ne reste pas un catalogue de bonnes intentions nous aimerions amener quelques remarques de fond.

Ce plan est le prolongement du premier PNSE de juin 2004, nous aurions été satisfait d’y voir dans son introduction un bilan du premier. La déclinaison du plan se faisant sur le plan régional, la participation de différentes instances ARH, URCAM pour le financement, CRS, GRSP pour  fixer ses orientations, monde associatif pour la réalisation  et préfet de région comme responsable, ne nous permet pas d’avoir une vue d’ensemble de ce qui a été réalisé.

La définition  qui exclue les comportements individuels (qui sont pour certains traités par d’autres plans nationaux) permet de mieux connaître les objectifs fixés.

Manque cependant les moyens pour les atteindre.

Des exemples : le plan santé et travail n’a jamais été développé en Aquitaine, pourtant l’accent est mis sur les dangers encourus par nombre de salariés dans les entreprises, danger de l’amiante, exposition à des substances toxiques etc…
 
Les différents projets : habitat insalubre, traitement des eaux, lutte contre les inégalité sociales, réduction des inégalités géographiques, ne pourront voir le jour qu’en cohérence avec une politique nationale plaçant le citoyen au centre du projet.
 Les richesses  de notre société doivent être impérativement mieux réparties si on ne veut pas rester sur un texte générique crée pour satisfaire aux exigences du moment en matière de développement durable.

Relier le PNSE au grenelle de l’environnement doit obliger à sa mise en œuvre  avec des moyens financiers et humains permettant sa réalisation.

 Les mesures qui nous paraissent prioritaires sont celles qui  traitent de la réduction de l’exposition des travailleurs aux substances cancérigènes mutagènes et reprotoxiques,  renforcer la lutte contre l’habitât indigne ainsi que la réduction des inégalités sociales.

 L’exposition des salariés à des substances cancérigènes (amiante entre autre) représente pour la région aquitaine un risque émergent à traiter en priorité.

 Les organisations syndicales devraient être associées tant sur le plan national que régional à la mise en œuvre et au suivi de ce plan.

Merci de votre écoute.

Luc Cadillon